L’éthique du care et la décision asymétrique chez Carol Giligan

Séminaire l’acte de juger : débats contemporains
Seconde séance : L’éthique du care et la décision asymétrique chez Carol Giligan

Intervenantes │ Vanessa Nurock, maître de conférences en philosophie politique à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne et Anne Caron-Deglise, Présidente de chambre à la Cour d’appel de Versailles

Le principe d’impartialité est au cœur de l’approche philosophique de la justice. La philosophie du care considère l’attention à l’autre, différent ou vulnérable, comme un  principe fondateur de justice qui irrigue l’œuvre de Carol Giligan, philosophe et psychologue américaine. Ces deux approches sont-elles conciliables ?

 

Vanessa Nurock est maitre de conférences en éthique et philosophie politique à l’Université de Paris 8, Vincennes. Elle a notamment publié John Rawls, Pour une démocratie juste, Editions Michalon 2008, et Sommes-nous naturellement moraux ?, Editions PUF 2011.

Anne Caron-Deglise est Présidente de chambre à la cour d’appel de Versailles, chargée des tutelles, a été conseillère chargée des droits des personnes au cabinet de la secrétaire d’Etat chargée de la famille, des personnes âgées et de l’autonomie. Elle a notamment publié le chapitre « Protéger pour construire les capacités des personnes malades » in Alzeihmer, éthique et société sous la direction de Fabrice Gzil et Emmanuel Hirsch aux Editions Erès 2012 et l’avant-propos du livre de Benoît Eyraud, Protéger et rendre capable.

[Suite à un problème technique, l’enregistrement audio réalisé lors de la séance n’est malheureusement pas exploitable, nous vous prions de bien vouloir nous en excuser]

Fiche de lecture « L’éthique du care et la décision asymétrique  » chez Carol Giligan

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Article de Guy Canivet, « De la délicatesse du juriste, éloge d’une pratique désirable « 

Guy Canivet, membre du Conseil Constitutionnel, président honoraire de la cour de cassation a publié l’article ci-dessous intitulé «  De la délicatesse du juriste, éloge d’une pratique désirable ». Il analyse, en premier lieu, les obligations déontologiques des juristes, magistrats, professions judiciaires et juridiques, professeurs d’université. Il s’attache ensuite, au-delà de la faute disciplinaire, à définir une référence éthique dans les rapports des praticiens du droit entre eux et à l’égard des tiers ou des institutions. Cette redéfinition lui apparait déterminante à un moment où les citoyens expriment une demande à l’égard des institutions moins marquée par la soumission, plus réflexive et critique. C’est dans cet esprit qu’il étudie comment l’éthique du care qui tend à replacer dans les théories de la Justice des vertus comme la sollicitude et à porter attention au contexte et au détail de la vie peut renouveler le devoir de délicatesse qui s’impose aux juristes.

 

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Chapitre « L’office tutélaire », extrait du rapport « L’office du juge au XXIème siècle »

Le chapitre du rapport sur l’office du juge consacré à l’office tutélaire s’est référé aux travaux de Benoît Eyraud, sociologue à l’université de Lyon 2, centre Max Weber, concernant la justice des tutelles dont il a rendu compte dans un livre Protéger et rendre capable, publié aux éditions Erès en 2013. Celui-ci s’est appuyé notamment sur les réflexions relatives à l’éthique du care.

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